Délai de prescription d'une erreur médicale : le point de départ à connaître
Délai de prescription d'une erreur médicale : 10 ans à compter de la consolidation. Indemnisation, ONIAM, préjudice : conseils d'un avocat.

Par Me Patrice Humbert
Avocat spécialiste CNB dommage corporel et responsabilité médicale
Certifié CNB
Barreau de Aix-en-Provence

- Accident de la route
- Erreur médicale
- Indemnisation
- Nos expertisesErreur médicaleIndemnisation victimeExpertise médicaleAccident du travailVictime d'agressionNomenclature DintilhacProcédure d'indemnisationÉvaluateur de préjudicesQuiz — mes droits
- Actualités
- Contact
LEXVOX AVOCATS — Regard d'avocat
7 juillet 2026 — Par Me Patrice Humbert, avocat au barreau d'Aix-en-Provence, spécialiste du dommage corporel
Repères juridiques : Cass. 1re civ., 17 janvier 2018, n° 14-13.351 · Cass. 1re civ., 5 juillet 2023, n° 22-18.914 · art. 2226 C. civ. et art. L. 1142-28 C. santé publ.
« Est-ce trop tard pour agir ? » C'est souvent la première question que je reçois d'une victime d'une erreur médicale, parfois des années après les faits. La réponse est presque toujours plus favorable qu'elle ne le craint. Contrairement à une idée reçue, le délai de prescription d'une action en responsabilité médicale ne se compte pas à partir du jour de l'opération ou du diagnostic manqué, mais à partir de la consolidation du dommage — un repère médical, pas une date de calendrier. Comprendre ce mécanisme, au cœur de l'indemnisation du préjudice corporel, est souvent ce qui permet à des victimes d'erreurs médicales d'obtenir une indemnisation qu'elles pensaient hors de portée, plutôt que de renoncer par une mauvaise lecture du délai concernant le délai de prescription applicable à leur dossier.
Le régime de prescription applicable en responsabilité médicale
En droit français, l'action en responsabilité médicale contre un professionnel de santé — médecin, chirurgien, sage-femme — ou contre un établissement de santé, public ou privé, obéit à un régime spécifique posé par l'article L. 1142-28 du code de la santé publique, issu de la loi Kouchner du 4 mars 2002 — la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé — qui a aussi créé l'ONIAM et les commissions de conciliation. Ce texte dispose que « les actions tendant à mettre en cause la responsabilité des professionnels de santé ou des établissements de santé […] à l'occasion d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins » se prescrivent par 10 ans à compter de la consolidation du dommage. La même règle s'applique aux demandes d'indemnisation déposées devant l'ONIAM. Autrement dit, en matière de responsabilité médicale, le délai de prescription d'une erreur médicale est de 10 ans, que l'action vise un professionnel libéral ou l'un des établissements de santé publics ou privés où l'acte a été pratiqué.
Ce délai décennal fait écho au droit commun du dommage corporel, fixé par l'article 2226 du code civil, qui prévoit que « l'action en responsabilité née à raison d'un événement ayant entraîné un dommage corporel, engagée par la victime directe ou indirecte des préjudices qui en résultent, se prescrit par dix ans à compter de la date de la consolidation du dommage initial ou aggravé ». En pratique, les deux textes convergent : qu'il s'agisse d'une faute médicale stricto sensu ou d'un accident médical non fautif relevant de la solidarité nationale, la victime dispose de dix ans à compter du même événement déclencheur, la consolidation. Pour engager la responsabilité du professionnel ou de l'établissement, il faut démontrer qu'un manquement aux règles de l'art constitue une faute médicale, à distinguer de l'aléa thérapeutique qui, lui, n'engage aucune faute mais ouvre droit à la solidarité nationale via l'ONIAM.
Le point de départ du délai : la date de consolidation du dommage
La consolidation correspond au moment où les lésions se stabilisent : elles n'évoluent plus, en amélioration comme en aggravation, et peuvent être évaluées de façon médicalement définitive. Le délai ne commence à courir que lorsque la santé se stabilise ainsi durablement. Elle est fixée par un médecin expert, à l'occasion d'une expertise médicale amiable — devant une CCI par exemple — ou judiciaire. Ces expertises, qu'elles soient uniques ou multiples en cas de dommage complexe, sont le passage obligé pour dater la consolidation avec certitude. C'est cette date, et seulement elle, qui fait courir le délai de prescription de 10 ans, quelle que soit la date des soins litigieux.
Concrètement, une victime opérée en 2015 dont l'état ne s'est stabilisé qu'en 2023 dispose d'une action recevable jusqu'en 2033 — c'est bien la date de consolidation du préjudice subi, et non celle de l'opération, qui compte. À l'inverse, une consolidation rapide, dans les mois suivant l'acte médical, fait courir le délai bien plus tôt. Les délais varient donc fortement d'un dossier à l'autre : c'est pourquoi il ne faut jamais présumer qu'une action est prescrite avant l'expiration du délai réellement applicable, une fois la date de consolidation établie. C'est pourquoi il est indispensable, avant toute conclusion sur la prescription, de faire vérifier la date exacte de consolidation par un avocat en droit médical et, le cas échéant, par un médecin conseil — voir notre article sur le médecin conseil de recours, qui détaille comment cette date se détermine concrètement lors de l'expertise.
Il existe une subtilité importante : certaines pathologies restent longtemps évolutives. Tant que l'état de santé continue de se dégrader ou de s'améliorer, aucune consolidation ne peut être fixée — et le délai ne commence donc pas à courir. La Cour de cassation l'a rappelé avec netteté (voir notre analyse plus bas) : la consolidation « ne peut dépendre » de la volonté ou du choix personnel de la victime, mais doit résulter de constatations médicales objectives.
Cas particuliers : victime mineure, aggravation, décès de la victime
Trois situations méritent une attention particulière car elles modifient le calcul du délai de dix ans.
La victime mineure au moment des faits. En application de l'article 2235 du code civil, la prescription « ne court pas ou est suspendue contre les mineurs non émancipés ». Concrètement, si la consolidation du dommage intervient avant les 18 ans de l'enfant, le délai de dix ans ne commence à courir qu'à compter de sa majorité — il peut donc agir jusqu'à ses 28 ans. Si la consolidation survient après sa majorité, le délai décennal ordinaire s'applique normalement à compter de cette date. Cette règle protège les jeunes victimes de séquelles périnatales, d'erreurs de diagnostic pédiatriques ou de complications survenues durant l'enfance.
L'aggravation du dommage. L'article 2226 du code civil vise expressément le « dommage initial ou aggravé ». Lorsque l'état d'une victime déjà indemnisée se dégrade des années plus tard en lien avec le même fait générateur, un nouveau délai de dix ans s'ouvre à compter de la date de consolidation de cette aggravation, indépendamment de la première indemnisation. C'est une garantie essentielle pour l'indemnisation des victimes : une transaction ou un jugement initial ne ferme jamais définitivement la porte si les préjudices subis évoluent défavorablement par la suite. Les préjudices corporels liés à une aggravation, qu'ils soient physiques ou psychologiques, sont ainsi toujours susceptibles d'une nouvelle réparation, dans les limites de ce nouveau délai.
Le décès de la victime. Lorsque l'erreur médicale entraîne le décès, les ayants droit — conjoint, enfants, parents — disposent de leur propre action, en réparation de leur préjudice de deuil et d'affection. Le délai de dix ans court alors à compter du décès lorsque celui-ci constitue lui-même la consolidation du dommage, ou à compter de la consolidation antérieure si la victime était déjà stabilisée avant de décéder d'une cause distincte.
Point de départ du délai de prescription de 10 ans selon la situation de la victime.
- Victime majeure au moment des faits — Point de départ du délai : Date de consolidation du dommage — Délai limite pour agir : 10 ans après la consolidation
- Victime mineure, consolidation avant 18 ans — Point de départ du délai : Majorité de la victime (18 ans) — Délai limite pour agir : Jusqu'à ses 28 ans
- Victime mineure, consolidation après 18 ans — Point de départ du délai : Date de consolidation — Délai limite pour agir : 10 ans après la consolidation
- Aggravation postérieure du dommage — Point de départ du délai : Consolidation de l'aggravation — Délai limite pour agir : Nouveau délai de 10 ans
- Pathologie évolutive non stabilisée — Point de départ du délai : Le délai ne court pas tant que la consolidation n'est pas fixée — Délai limite pour agir : Indéterminé jusqu'à consolidation
- Décès de la victime — Point de départ du délai : Décès (ou consolidation antérieure) — Délai limite pour agir : 10 ans pour les ayants droit
Interruption et suspension du délai de prescription
Le délai de dix ans n'est pas un compte à rebours immuable : plusieurs événements peuvent l'interrompre — il repart alors à zéro — ou le suspendre — il s'arrête temporairement puis reprend son cours là où il s'était arrêté. Cette distinction, technique en apparence, a des conséquences très concrètes pour une victime qui hésite entre voie amiable et procédure judiciaire.
La saisine d'une commission de conciliation et d'indemnisation (CCI), chargée d'organiser l'expertise médicale amiable, interrompt la prescription. Un nouveau délai recommence à courir à compter de l'avis rendu par la commission, ou à compter de la fin de la procédure devant la CCI si aucune conciliation n'aboutit. C'est un mécanisme protecteur essentiel : la victime qui engage une procédure devant la CCI plutôt que de saisir directement le tribunal ne perd donc jamais de temps sur son délai pour agir.
Assigner l'établissement de santé, l'hôpital ou le professionnel devant le tribunal judiciaire — selon les règles de la procédure civile applicables à toute action en justice — interrompt également la prescription, de même qu'une reconnaissance de responsabilité par l'assureur ou le professionnel de santé. À l'inverse, une simple réclamation amiable non suivie de démarche formelle, ou un courrier resté sans réponse, n'interrompt pas le délai : seule une action en justice ou une saisine officielle de la CCI produit cet effet.
L'action contre l'ONIAM : accident médical non fautif et aléa thérapeutique
Toutes les erreurs médicales ne relèvent pas d'une faute. Un accident médical non fautif, un aléa thérapeutique imprévisible — c'est-à-dire un risque inhérent aux soins que ni le patient ni le professionnel ne pouvaient anticiper — ou une infection nosocomiale grave contractée dans un établissement de santé ou un hôpital peuvent ouvrir droit à une indemnisation au titre de la solidarité nationale, versée par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). Institué par la loi Kouchner de 2002, ce mécanisme complète le régime de responsabilité pour faute.
Le même article L. 1142-28 du code de la santé publique s'applique aux demandes portées devant l'ONIAM : dix ans à compter de la consolidation du dommage. La procédure devant la CCI — anciennement appelée CRCI, commission régionale de conciliation et d'indemnisation — préalable obligé pour saisir l'ONIAM au titre de la solidarité nationale au-delà d'un certain seuil de gravité, interrompt là aussi le délai. En pratique, une victime d'infection nosocomiale ou d'aléa thérapeutique dispose donc du même délai qu'une victime de faute médicale caractérisée, ce qui simplifie l'appréciation de la recevabilité de l'action, même lorsque le fondement juridique — faute ou solidarité nationale — reste à déterminer par l'expertise.
Délais de prescription selon le type d'action après une erreur médicale.
- Responsabilité civile (faute médicale) — Fondement : Art. L. 1142-28 CSP, art. 2226 C. civ. — Délai : 10 ans — Point de départ : Consolidation du dommage
- Demande d'indemnisation ONIAM (solidarité nationale) — Fondement : Art. L. 1142-28 CSP — Délai : 10 ans — Point de départ : Consolidation du dommage
- Plainte pénale pour délit (blessures involontaires graves) — Fondement : Code de procédure pénale — Délai : 6 ans — Point de départ : Jour des faits
- Plainte pénale pour contravention (ITT légère) — Fondement : Code de procédure pénale — Délai : 1 an — Point de départ : Jour des faits
- Procédure disciplinaire (ordre des médecins) — Fondement : Code de déontologie médicale — Délai : Pas de délai légal strict — Point de départ : Variable selon les faits
Délais indicatifs 2026 pour la prescription pénale, sous réserve des circonstances propres à chaque dossier — se rapprocher d'un avocat en droit médical pour une analyse précise.
Prescription civile et prescription pénale : porter plainte pour une erreur médicale
C'est l'une des confusions les plus fréquentes chez les victimes : croire qu'un seul délai gouverne à la fois l'indemnisation et la possibilité de porter plainte. En réalité, ce sont deux actions totalement autonomes, avec des délais et des objectifs différents.
La prescription civile, celle qui nous occupe ici, gouverne le droit d'obtenir réparation du préjudice — dix ans à compter de la consolidation. La prescription pénale, elle, gouverne la possibilité de saisir le tribunal répressif pour faire sanctionner le professionnel fautif : blessures involontaires, mise en danger, voire homicide involontaire en cas de décès. Ces infractions se prescrivent, depuis la réforme du 27 février 2017, par six ans pour un délit et par un an pour une simple contravention, à compter du jour des faits — et non de la consolidation. Les délais pour porter plainte contre un professionnel de santé sont donc, concernant le délai de prescription pénale, beaucoup plus courts que ceux de l'action civile en indemnisation.
Concrètement, une victime peut donc parfaitement engager une action en indemnisation encore recevable alors que la voie pénale est déjà fermée depuis longtemps, ou inversement porter plainte pénale rapidement tout en laissant l'indemnisation se construire au rythme de l'expertise médicale. Le choix entre plainte pénale, saisine de la CCI et action civile devant le tribunal judiciaire dépend de la gravité des faits, de l'existence d'une faute caractérisée et de la stratégie retenue avec son avocat.
Ne pas manquer les délais : conseils pratiques et rôle d'un avocat
Face à la technicité de ces règles, quelques réflexes simples protègent efficacement les droits d'une victime. Que vous pensiez qu'un proche a eu une erreur médicale récemment, ou que vous-même en soyez victime depuis plusieurs années, voici comment sécuriser votre dossier avant d'engager une action en responsabilité médicale et obtenir une juste réparation.
Ne jamais se fier à une date approximative. Beaucoup de victimes croient leur dossier prescrit en calculant dix ans depuis l'opération, alors que la consolidation — souvent postérieure de plusieurs années — n'a même pas été fixée. Faites toujours vérifier la date de consolidation exacte par un professionnel avant de renoncer.
Constituer et conserver son dossier médical dès les premiers doutes : comptes rendus opératoires remis au patient, courriers, résultats d'examens. Ce dossier sera indispensable pour établir la chronologie des soins et déterminer le moment de la consolidation lors de l'expertise. Vérifiez aussi votre contrat de protection juridique ou de garantie accident de la vie : il peut prendre en charge une partie des frais nécessaires pour faire un recours et obtenir une indemnisation.
Une erreur médicale peut ouvrir plusieurs voies de recours cumulables : amiable devant la CCI, judiciaire devant le tribunal, voire disciplinaire devant l'ordre professionnel. Ne pas confondre ces voies, et connaître leurs délais respectifs, évite bien des déconvenues.
Agir dès que la situation se stabilise, sans attendre la dernière année du délai. Une saisine précoce de la CCI ou une action en justice engagée en amont laisse davantage de temps pour construire un dossier solide, et interrompt utilement le délai en cas de doute sur la date exacte de consolidation.
Se faire accompagner par un avocat en droit médical, dès les premiers échanges avec l'assureur ou l'établissement. Un avocat en erreur médicale vérifie la recevabilité de l'action, sécurise les actes interruptifs de prescription et articule la procédure la plus adaptée — amiable devant la CCI, judiciaire, ou les deux successivement — pour obtenir une réparation intégrale du préjudice, en lien avec la nomenclature Dintilhac qui recense l'ensemble des postes de préjudice indemnisables.
Ce que dit la Cour de cassation sur le point de départ de la prescription
Deux arrêts de la Cour de cassation, rendus tous deux par la première chambre civile, éclairent concrètement la façon dont la consolidation du dommage doit être déterminée en matière de responsabilité liée à la santé — une jurisprudence directement transposable au contentieux de l'erreur médicale, puisque l'article L. 1142-28 du code de la santé publique reprend, pour les actions contre les professionnels et établissements de santé, la même règle de prescription décennale que l'article 2226 du code civil, dont ces arrêts précisent l'application.
2018 : la consolidation résulte de constatations médicales objectives, jamais d'un choix personnel de la victime
Dans un arrêt
Cass. 1re civ., 17 janvier 2018, n° 14-13.351, publié au Bulletin, une victime exposée in utero au Distilbène avait vu son action déclarée prescrite par une cour d'appel qui fixait la consolidation à la date où elle avait cessé un traitement de fécondation in vitro. La Cour de cassation censure ce raisonnement : la consolidation « relève de la seule appréciation souveraine des juges du fond au vu des éléments de la cause », mais elle ne peut être fixée par référence à la « décision de l'intéressée » de cesser un traitement dans une situation médicale par ailleurs inchangée. Elle doit résulter de constatations médicales objectives, et de rien d'autre.
Notre lecture de praticien : cet arrêt est une arme concrète pour toute victime à qui l'on oppose une prescription calculée sur une date « pratique » plutôt que médicale. Sur mes dossiers, quand un assureur avance une date de consolidation qui l'arrange, je fais systématiquement vérifier, pièces médicales à l'appui, si cette date correspond réellement à la stabilisation de l'état de santé — ou si elle a été choisie pour faire tomber le délai. C'est souvent là que se joue la recevabilité de l'action.
2023 : tant que la pathologie reste évolutive, le délai de prescription ne peut pas commencer à courir
Dans un arrêt
Cass. 1re civ., 5 juillet 2023, n° 22-18.914, la Cour de cassation précise qu'« en cas de dommage corporel, la date de la connaissance du dommage doit s'entendre de celle de la consolidation, permettant seule au demandeur de mesurer l'étendue de son dommage », et qu'« en cas de pathologie évolutive, qui rend impossible la fixation d'une date de consolidation, le délai de prescription […] ne peut commencer à courir ». La cour d'appel est censurée pour ne pas avoir recherché si la pathologie en cause présentait un tel caractère évolutif.
Notre lecture de praticien : transposé à l'erreur médicale, ce principe protège les victimes atteintes de séquelles qui continuent d'évoluer des années après les faits — complications neurologiques progressives, infections chroniques, atteintes orthopédiques dégénératives. Tant qu'un médecin expert ne peut pas certifier que l'état de santé est stabilisé, la prescription ne court tout simplement pas : c'est une garantie précieuse contre les assureurs qui invoquent une prescription prématurée.
Me Patrice Humbert
Avocat au Barreau d'Aix-en-Provence, spécialisé en dommage corporel (mention de spécialisation CNB). Plus de 20 ans d'exercice exclusif dans la défense des victimes d'accident et d'erreur médicale. SELARL LEXVOX AVOCATS — bureaux à Salon-de-Provence, Aix-en-Provence, Arles et Marignane. Découvrir le cabinet →
Retenir une seule idée de cet article : le délai de prescription d'une erreur médicale n'est presque jamais celui que l'on croit. Avant de conclure qu'une action est prescrite, faites systématiquement vérifier la date exacte de consolidation, la situation de la victime au moment des faits et les éventuelles causes d'interruption. C'est ce travail de vérification, minutieux et technique, qui permet à de nombreuses victimes d'obtenir une indemnisation qu'elles pensaient hors de portée.
Questions fréquentes sur le délai de prescription d'une erreur médicale
Cet article a une vocation informative et reflète l'analyse de Me Patrice Humbert ; il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour l'étude de votre situation, contactez le cabinet.
Vous pensez que votre délai de prescription approche ? Ne renoncez pas sans vérifier
Erreur médicale, aléa thérapeutique, infection nosocomiale : avant de conclure que votre action est prescrite, faites vérifier gratuitement la date de consolidation de votre dossier par Me Patrice Humbert. Interruption du délai, situation d'un mineur, aggravation du dommage : chaque dossier a ses règles propres. Consultation gratuite 30 min.
Cabinet LEXVOX AVOCATS — Me Patrice Humbert — Spécialisation CNB dommage corporel — Bureaux à Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles et Marignane
Articles qui pourraient vous intéresser
Indemnisation du préjudice corporel
Le hub complet sur la réparation intégrale du dommage corporel et vos droits de victime.
Médecin conseil de recours
Comment la consolidation est déterminée et défendue lors de l'expertise médicale.
La nomenclature Dintilhac
Tous les postes de préjudice indemnisables après une erreur médicale.
Lexvox Avocats
SELARL LEXVOX AVOCATS
Me Patrice Humbert
Spécialisation CNB dommage corporel
Nos domaines
- Accident de la route
- Responsabilité médicale
- Indemnisation préjudice corporel
- Expertise médicale
- Nomenclature Dintilhac
Le cabinet
Contact
Questions fréquentes
Quel est le délai de prescription pour agir après une erreur médicale ?
Le délai de prescription d'une action en responsabilité contre un professionnel ou un établissement de santé est de dix ans, en application de l'article L. 1142-28 du code de la santé publique et de l'article 2226 du code civil. Ce délai court à compter de la consolidation du dommage, c'est-à-dire du moment où l'état de santé de la victime se stabilise, et non à compter de l'acte médical lui-même.
Quand commence à courir le délai de prescription de 10 ans ?
Le point de départ du délai de prescription est la date de consolidation du dommage corporel, c'est-à-dire le moment où les lésions se stabilisent et où les séquelles peuvent être évaluées de façon définitive. Ce n'est pas la date des soins ni celle du diagnostic. La consolidation résulte de constatations médicales objectives, jamais d'une décision personnelle de la victime, comme l'a rappelé la Cour de cassation.
Le délai de prescription est-il différent pour un enfant victime d'une erreur médicale ?
Oui. En application de l'article 2235 du code civil, la prescription ne court pas contre les mineurs non émancipés. Si la consolidation du dommage intervient avant la majorité de l'enfant, le délai de dix ans ne commence donc à courir qu'à compter de ses 18 ans, ce qui lui laisse jusqu'à ses 28 ans pour agir en responsabilité médicale.
La saisine de la CCI interrompt-elle le délai de prescription ?
La saisine d'une commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) pour une expertise médicale interrompt le délai de prescription. Un nouveau délai recommence à courir à compter de l'avis de la commission ou de la fin de la procédure amiable, ce qui sécurise la victime qui engage une démarche de conciliation avant de saisir le tribunal.
Quel est le délai pour agir contre l'ONIAM après un accident médical non fautif ?
Les demandes d'indemnisation adressées à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), notamment en cas d'aléa thérapeutique ou d'infection nosocomiale grave, se prescrivent également par dix ans à compter de la consolidation du dommage, en application du même article L. 1142-28 du code de la santé publique que pour une action contre un professionnel de santé.
Quelle est la différence entre la prescription civile et la prescription pénale en cas d'erreur médicale ?
La prescription civile, qui gouverne l'indemnisation du préjudice, est de dix ans à compter de la consolidation. La prescription pénale, qui gouverne la possibilité de porter plainte pour blessures ou homicide involontaires, obéit à des délais bien plus courts : un an pour une contravention et six ans pour un délit à compter des faits. Ce sont deux actions autonomes, qui peuvent être engagées séparément.
Que faire si je pense que le délai de prescription est dépassé ?
Ne présumez jamais que votre action est prescrite sans consulter un avocat en droit médical. La date de consolidation, les causes d'interruption comme une saisine de la CCI, la situation d'un mineur au moment des faits ou le caractère évolutif de la pathologie peuvent repousser le point de départ ou faire recommencer le délai. Un avocat vérifie ces éléments avant de conclure à la prescription.
Pourquoi confier votre dossier à LEXVOX Avocats
Face à un assureur, une victime n'est pas à armes égales. Le cabinet LEXVOX, dédié à la réparation du dommage corporel, défend exclusivement les intérêts des victimes — jamais ceux des compagnies d'assurance.
- Avocat certifié CNB en dommage corporel — une certification de spécialisation officielle, distincte d'une simple mention d'activité.
- Pratique dédiée aux victimes : accident de la route (loi Badinter), erreur médicale, faute inexcusable de l'employeur, agression (CIVI / FGTI).
- Contestation des expertises médicales d'assurance, poste par poste, selon la nomenclature Dintilhac.
- 4 bureaux en région PACA : Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles et Marignane.
- Première consultation gratuite et sans engagement pour analyser votre dossier.
Première consultation gratuite — 04 90 54 58 10 ou [email protected].
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil juridique individualisé. L'avocat est tenu à une obligation de moyens, non de résultat. Chaque dossier nécessite une analyse personnalisée.
Besoin d'un avocat ?
Consultation confidentielle — réponse sous 24h